Voyage au Cambodge – membre de FAR EAST TOUR

La première fois que j’ai posé le pied au Cambodge, c’était encore à Pochentong, l’ancien aéroport de Phnom Penh, à quelques minutes du centre-ville. Ce nom appartient déjà à l’histoire : après 66 ans de service, il a fermé en septembre 2025 pour céder la place à un aéroport plus grand, plus moderne, mais aussi plus éloigné. Si vous préparez votre voyage, mieux vaut donc repartir de zéro sur ce sujet. C’est l’objet de ce guide : vous donner une vision claire et à jour de l’arrivée au Cambodge, avec les bons réflexes pour ne perdre ni temps ni argent dès la sortie de l’avion.

Combien d’aéroports compte le Cambodge, et lesquels retenir ?

Le pays possède près d’une vingtaine de terrains d’aviation, mais rassurez-vous : seuls trois comptent vraiment pour un voyageur venant d’Europe, d’Amérique ou d’ailleurs en Asie. L’aéroport international Techo près de Phnom Penh, l’aéroport de Siem Reap-Angkor, porte d’entrée vers les temples, et l’aéroport de Sihanouk, qui dessert la côte et ses îles. Les autres, dispersés dans des provinces comme Battambang, Kampot ou Ratanakiri, sont surtout réservés à des usages militaires ou privés.

Un détail à connaître avant de réserver : il n’existe à ce jour aucun vol direct entre l’Europe et le Cambodge. La plupart des voyageurs transitent par un hub régional, Bangkok, Kuala Lumpur, Hanoï, Ho Chi Minh Ville, ou par le Golfe via Doha, Dubaï ou Abu Dhabi. Selon votre point de départ, ce détail peut faire varier le prix du billet du simple au double : comparez plusieurs escales.

Techo International, le nouveau visage de Phnom Penh

Depuis le 9 septembre 2025, c’est l’aéroport Techo qui accueille les vols vers la capitale. Installé à une vingtaine de kilomètres au sud de Phnom Penh, dans la province de Kandal, il s’étend sur plus de 2 600 hectares et répond aux normes internationales les plus exigeantes, capable d’accueillir jusqu’à des Airbus A380. Son inauguration officielle, le 20 octobre 2025, a marqué un tournant : le complexe doit à terme intégrer hôtels, centre de congrès et espaces verts.

Le revers de la médaille, c’est la distance : comptez 45 minutes à une heure de route pour rejoindre le centre-ville, contre un quart d’heure à peine du temps de Pochentong. Aucune liaison ferroviaire n’existe encore, donc il faudra composer avec le bus express, le taxi, le tuk-tuk ou une application comme Grab, PassApp ou Move. Si vous voulez organiser votre séjour dans la capitale en amont, jetez un œil à notre guide des incontournables de Phnom Penh, qui vous aidera à répartir vos journées entre le Palais Royal, le marché russe et les quais du Tonlé Sap.

Siem Reap-Angkor, la nouvelle porte des temples

Deuxième aéroport du pays, celui de Siem Reap a lui aussi déménagé, en octobre 2023, remplaçant l’ancien terminal situé à quelques encablures des temples. Le nouvel aéroport se trouve à 45-50 km au nord-est de la ville et à environ 40 km d’Angkor Vat, ce qui allonge le trajet : prévoyez 45 minutes à 1h15 selon la circulation et le transport choisi.

Ce changement géographique a une conséquence souvent négligée : si vous combinez les temples et un autre site, mieux vaut caler vos horaires de vol avec une marge confortable. C’est l’un des points que nous détaillons dans notre itinéraire de 15 jours au Cambodge, pensé pour tenir compte de ces nouvelles distances. Et si votre circuit passe par Siem Reap avant la capitale, ce guide des transports entre l’aéroport de Siem Reap et le centre-ville détaille cinq options concrètes, du taxi partagé à la navette privée.

Sihanouk, la voie d’accès à la côte et aux îles

Moins connu des primo-voyageurs, l’aéroport de Sihanouk dessert Sihanoukville et, par extension, tout l’archipel qui borde le golfe de Thaïlande. Situé à une vingtaine de kilomètres du centre, il implique 40 à 50 minutes de trajet en taxi ou en tuk-tuk. Un nouveau terminal, prévu courant 2026, doit absorber une fréquentation croissante, portée par l’essor des séjours sur les îles.

Si votre projet est de finir votre voyage les pieds dans le sable, autant comparer les options avant de choisir votre camp de base : Koh Rong, plus animée, ou Koh Rong Samloem, plus paisible. Notre panorama des plus belles îles du Cambodge donne un bon aperçu pour affiner ce choix avant même de réserver le vol.

Quelle compagnie choisir ?

Pour les vols intérieurs et régionaux, Air Cambodia (l’ex-Cambodia Angkor Air, rebaptisée en janvier 2025) reste la référence, avec des tarifs raisonnables. Cambodia Airways séduit par sa ponctualité, tandis que Lanmei Airlines vise surtout les petits budgets, au service parfois inégal. Pour les long-courriers depuis l’Europe, mieux vaut miser sur des compagnies internationales établies comme Air France, Vietnam Airlines, Thai Airways ou Qatar Airways, généralement via une ou deux escales.

Dernier point à vérifier avant de boucler vos valises : les franchises bagages varient d’une compagnie à l’autre, surtout sur les vols domestiques où le supplément en cas de dépassement grimpe vite. Mieux vaut peser sa valise à la maison plutôt qu’au comptoir.

Nos astuces pour passer les aéroports sans stress

Avec le déplacement des deux principaux aéroports, la marge de sécurité a changé : comptez 2 à 3 heures avant un vol international et environ 1h30 avant un vol intérieur, pour absorber le trajet et les files d’enregistrement. Autre formalité à ne pas oublier : la carte d’arrivée électronique (Cambodia e-Arrival), à remplir dans les sept jours précédant l’entrée, qui génère un QR code utile pour accélérer l’immigration.

Vérifiez aussi si l’enregistrement en ligne est proposé par votre compagnie : quelques minutes gagnées à la maison, c’est souvent une file évitée sur place. Et pour ceux qui hésitent sur la meilleure saison, notre article sur la meilleure période pour partir au Cambodge permet de caler ses dates de vol avec la météo, un critère qui compte autant que le choix de l’aéroport.

En résumé, un pays qui change de visage… par le ciel

Le Cambodge de 2026 n’est plus tout à fait celui d’il y a cinq ans, et cela commence dès l’atterrissage. Les nouveaux aéroports de Phnom Penh et de Siem Reap traduisent une ambition claire : accueillir davantage de voyageurs dans de meilleures conditions, quitte à rallonger un peu le trajet vers le centre-ville. La bonne nouvelle, c’est qu’avec un peu d’anticipation, ce changement ne pèse en rien sur la magie du voyage : une fois passé le tapis à bagages, il ne vous reste plus qu’à vous laisser porter par les temples d’Angkor, les rues animées de Phnom Penh ou le sable fin des îles du Sud, ce Cambodge authentique qui n’a pas changé d’un pouce.

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